La refondation

La réforme du collège est la mise en œuvre de la volonté du législateur exprimée dans la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École de la République du 8 juillet 2013.

Les grands principes de la réforme du collège sont ainsi posés par la loi : refondation pédagogique, renforcement de l’inclusion de tous les élèves qui passe par un accompagnement pédagogique systématique de chaque élève, amélioration de la continuité des apprentissages entre l’école et le collège, évolution de l’évaluation des acquis scolaires des élèves, renforcement des marges de manœuvre des établissements, amélioration des relations entre l’école, les élèves et leurs familles, entrée dans l’ère du numérique, renforcement de l’enseignement des langues vivantes, ouverture sur le monde, notamment vers les arts, la culture et le monde économique.

Les axes majeurs

Pour élaborer une réforme du collège pédagogique et ambitieuse à partir des réalités du terrain, des axes majeurs se sont imposés.
– Agir sur tous les leviers pour améliorer la réussite des apprentissages
– Accroître l’autonomie des équipes éducatives pour s’appuyer sur leur expertise
– Renouveler les pratiques pédagogiques pour faciliter les apprentissages, notamment des savoirs fondamentaux

Réformer les structures sans réformer les contenus n’a pas beaucoup de sens, l’inverse non plus, d’où le choix de mettre en œuvre la réforme de manière intégrale pour tous les niveaux de tous les cycles en même temps.

La première nécessité a été de redéfinir le socle commun de connaissances, de compétences et de culture ainsi que les programmes d’enseignement, souvent trop lourds, cloisonnés et insuffisamment liés au socle commun.

Le défi que cherche à relever cette réforme du collège est de permettre à chaque élève de développer son potentiel de compétences, en particulier celles définies par le nouveau socle commun.

Une marge d'autonomie

Le collège 2016 gagne en souplesse grâce à une part d’autonomie accrue, selon les préconisations de la loi du 8 juillet 2013. Partir de la situation locale et des ressources disponibles permet d’apporter une réponse mieux adaptée au diagnostic posé sur les élèves.

C’est le fondement même de la démarche d’accompagnement nécessaire pour gérer l’hétérogénéité des élèves : prévoir des modalités pédagogiques de diversification et de différenciation qui aident à construire les différences de chacun.

Cette démarche explique la nouvelle organisation structurelle du collège qui s’articule autour de trois formes d’enseignement obligatoires :

  • Les enseignements communs interdisciplinaires constituent à la fois l’essentiel du temps d’enseignement et l’assise des enseignements complémentaires.
  • Les enseignements complémentaires aux enseignements communs, qui prennent deux formes :
    • l’Accompagnement Personnalisé (AP) pour soutenir et approfondir
    • l’Enseignement Pratique Interdisciplinaire (EPI) pour croiser les connaissances et mettre en oeuvre de nouvelles compétences grâce à la démarche de projet

Tous ces enseignements ont la même ambition : l’acquisition du socle commun par différentes voies pédagogiques, et tous sont toujours ancrés dans les programmes disciplinaires.

Une nouvelle organisation des enseignements

La nouvelle organisation des enseignements permet de diversifier les modalités d’enseignement au collège.
La grille horaire s’inscrit, pour tous les élèves, dans le cadre de 26 heures de cours obligatoires par semaine décomposées ainsi :

Cycle 3 / Classe de 6ème
23h d’enseignements communs + 3h d’AP

Cycle 4 / Classes de 5ème/4ème/3ème
22h d’enseignements communs + 4h à répartir entre l’AP et les EPI

Les nouveaux programmes et l'évaluation

Les contenus d’enseignement constituent l’ossature de toutes les situations d’enseignement. La réforme du collège s’adosse à une refonte profonde des programmes qui explicitent ces contenus ainsi que leurs objectifs.

Un apprentissage progressif et cohérent

Les nouveaux programmes de la scolarité obligatoire sont attentifs à la diversité des rythmes d’apprentissage des élèves et font davantage confiance aux compétences des enseignants
Ils sont conçus par cycles de trois ans, de manière à construire une meilleure progressivité des apprentissages.

Une forme nouvelle pour des programmes centrés sur les apprentissages.

La priorité aux savoirs fondamentaux.

Les programmes sont mieux adaptés aux enjeux contemporains de la société.

Un processus d’évaluation repensé.
L’évaluation est mise résolument au service des apprentissages.

À la fin du cycle 4, l’évaluation du niveau de maîtrise du socle commun contribue à l’obtention du DNB.

Les langues vivantes

L’apprentissage des langues vivantes et la découverte des cultures qui leur sont liées tiennent une place fondamentale dans la construction de la citoyenneté, dans l’enrichissement de la personnalité et dans l’ouverture au monde. C’est pourquoi le renforcement des langues vivantes étrangères ou régionales est un des objectifs de la réforme du collège.

L’importance des langues vivantes
Les EPI permettront de multiplier les situations d’apprentissage des langues vivantes.
C’est le cas notamment des EPI portant sur la thématique « langues et cultures étrangères ou régionales », mais pas seulement. Toutes les thématiques interdisciplinaires offrent l’opportunité de mettre en jeu les langues vivantes.
La réforme des collèges sera aussi l’occasion de favoriser la diversité de l’offre linguistique et d’affirmer la place privilégiée de l’enseignement de l’allemand dans notre pays.

Les parcours éducatifs

Dans cette démarche pédagogique globale qu’enclenche la réforme du collège, l’élève accomplit trois parcours éducatifs :
– le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC)
– le parcours avenir
– le parcours citoyen

X